Cortil-Wodon : Ferme de la Basse

Avec la collaboration de HISTOIRE et histoires Cortil - Hambraine - Wodon

Architecture (cfr. “ Patrimoine monumental de la Belgique ”, op. cit., p. 128).

Rue de l’Église. N° 66.

Au sud-ouest du village, petit ensemble clôturé en L, presque entièrement du début du XIXe siècle. Constructions en brique et pierre bleue, comprenant un volume avec étables et logis, ainsi qu’une grange perpendiculaire en large. Percements à linteau droit ou échancré orné d’une fausse clé.

Histoire.

A l’exception des registres des dîmes de la paroisse de Noville-les-Bois, à notre connaissance, aucun document ne mentionne l’existence ancienne de la ferme de Basse Cortil.

Elle y apparaît ainsi pour la première fois en 1601 : couvrant 77 bonniers, elle est la propriété du seigneur de Hambraine, Herman de Woelmont.

La même source stipule sans autre indication plus précise qu’elle était antérieurement la propriété du chapitre de Saint-Jean l’Évangéliste, de Liège.

En 1679, son propriétaire est Nicolas-Ignace de Woelmont, puis le 22 octobre 1707, Charles-Alexandre de Woelmont. En 1835, le bien appartient à la veuve de Frédéric de Woelmont de Brumagne.

De Herman à la veuve de Frédéric, elle reste dans la famille de Woelmont, par testaments ou successions.

La veuve de Frédéric de Woelmont la vend à Jean-Joseph Leroy, son fermier qui l’occupait déjà précédemment.

Celui-ci la cède en 1849 à Jean-Joseph Lahaye, bourgmestre de Bierwart. Après sa mort, le partage de ses biens en 1871 la place entre les mains de Célestin Lahaye, avocat.

Un nouveau partage en 1877 attribue la ferme à Léandre Lahaye, puis en 1892, aux enfants de celui-ci.

Jules Lahaye, en 1899, en rachetant à ses frères et soeurs, leur part sur cette propriété, en devient propriétaire unique. En 1924, il en fait donation à son fils Célestin.

Commentaires.

Signalons qu’en face de cette ferme, de l’autre côté de la route vers le nord, se trouvait jadis une autre ferme, celle de Haute Cortil.

Propriété du couvent des Pères Croisiers de Namur en 1743, elle était celle de Jean-Joseph Lahaye en 1849, quand celui-ci entreprit de la démolir entièrement.

L’adjectif basse ou haute accolé au diminutif Cortil semble s’être perdu au début du XIXe siècle.