L'arrivée des Allemands


Pendant la journée du 21, à 10 heures, un fracas épouvantable retentit. Le premier obus ennemi tombe sur le fort de Marchovelette. Le trompette sonne l’alarme. Les soldats qui sont occupés à aménager la défense, rentrent avec précipitation. Les ponts sont “ tirés ”, les grilles cadenassées, les fenêtres blindées. Les coups se succèdent maintenant par salves de 4 obus, toutes le minutes.

Un projectile tombe sur la coupole de gauche, tuant l’artilleur liégeois Bacq et blessant le sergent ainsi que les deux autres servants de l’étage de feu. Entre 11 heures et midi, l’obusier de 21 et le canons de 15 sont successivement mis hors d’usage. Le roulement infernal du bombardement ne fait qu’augmenter. La voûte du magasin à munitions de 21 centimètres et celle de la galerie en capitale conduisant au coffre de tête sont alors enfoncés. Les quatre brèches, par lesquelles on aperçoit le ciel, mettent le fort dans une position critique. Malgré cela, le moral est bon. Avec courage et bravoure, les canonniers remettent la coupole de 12 en service et rétablissent les communications avec le coffre de tête.