L'entre-deux guerres



En fonction, semble-t-il, de l’expérience de 1914 (artillerie lourde), de la lutte contre les gaz et d’un investissement éventuel de longue durée incorporé dans le système de guerre de position vécu en 1914-1918, le fort de Marchovelette fut reconstruit, aménagé et considérablement renforcé. Fortifié par adjonction de “sur-épaisseurs” de béton et par le placement de portes d'accès blindées, il abritait des câbles électriques, encastrés dans un massif de protection. En passant sous le fossé de gorge, ceux-ci partaient de la salle des machines et conduisaient la force motrice destinée à l’éclairage des dits locaux, aérage, .....(?), etc. Des abris établis en forme de casemate, pourvus d’embrasures à mitrailleuses, gaines de phares combinées avec des ouvertures lance-grenades en chicanes, furent construits pour “battre” la rampe d'accès et le fossé de gorge.

La coupole-phare fut transformée en poste d’observation du fort et une cloche, autre poste d’observation, s’élevait au saillant II.

Le commandant de Marchovelette avait organisé 6 postes d’observation, situés à quelques kilomètres en avant de la forteresse. C’était, si l’on peut dire, les yeux du fort. Le premier, mis à la disposition de l’E.M. du régiment, était perché au sommet de la roche d’Emphare, à Marche-les-Dames et surveillait la vallée et la rive droit de la Meuse. Le deuxième, placé au sud de l’étang “l’Ebaiwe” à Wartet, pouvait facilement observer les mouvements de l’ennemi à Vezin, Houssoy et même Bonneville. Les postes 3 et 4 avaient pris position l’un près de la ferme de Montignies à Vezin, l’autre au Mamelon 220, à Bel’Air. Celui-ci appelé “Poste d’observation de crête”, était niché dans un abri simulant une motte de betteraves. Le dernier avait son emplacement à proximité du bois de Fernelmont.