Le Fort de Marchovelette





L'un des 9 forts construits à la fin du 19ème siècle à l'initiative du Roi Léopold II pour protéger la ville de Namur contre les invasions pouvant survenir le long du sillon Sambre et Meuse tant du Sud que du Nord.

On pourrait consacrer à l'histoire du fort de Marchovelette, véritable ouvrage pharaonique, des centaines de pages, riches d'informations techniques, de stratégie militaire, et, plus important sans doute, des récits ce ces hommes qui y vécurent, y eurent peur et, quelquefois, y moururent au nom de la liberté.
Nous nous limiterons à reproduire un article paru dans une édition du journal "Vers l'Avenir" du 24 août 1947, qui décrit assez bien ce que furent les forts de Marchovelette au cours des 2 dernières guerres.

La guerre 14-18




"Il y a .... ans, en août 1914, le fort de Marchovelette était attaqué pour la première fois par les hordes allemandes.
Nous avons voulu, à l’occasion de ce glorieux et douloureux anniversaire, consacrer une page spéciale aux hauts faits de ces vaillants défenseurs de 1914 et de 1940.
Situé à quelque trois cents mètres de la grand-route de Hannut, à la limite sud du village de Gelbressée, le fort de Marchovelette a, pendant les deux guerres, rempli héroïquement sa noble mission.
Bien des années avant sa mort, Léopold II, le Roi génial et clairvoyant avait pressenti le danger d’une invasion allemande. Une conversation à Berlin avec le kaiser Guillaume II l’avait édifié. Le résultat fut la construction des forts de la Meuse, dont l’ancien collaborateur du Roi, le Général Brialmont, dressa les plans et surveilla l’exécution.
Le fort de Marchovelette, bastion avancé de la défense de Namur, bétonné et cuirassé, fut construit non loin d’une autre fortification, le fort ".?Lichy", élevé, il y a quelques siècles, par les habitants de Gelbressée et ignoré sans doute du brillant officier belge. Il appartient au type dénommé “petits forts” comme ceux de Maizeret, Dave, Malonne et Emines. Les autres (Andoy, St Héribert, Suarlée, Cognelée) sont appelés “grands forts”. Comme l’indique le millésime inscrit au-dessus de leur porte d’entrée, ils furent tous achevés de 1888 à 1892. Distant de 6 kilomètres de l’ouvrage de Maizeret et de Cognelée, celui de Marchovelette, aux fronts de gorge bastionnés, affecte la forme d’une grand triangle.

En 1914, le fort de Marchovelette était constitué, armé et approvisionné de manière à permettre d’opposer une longue défense à une attaque pied à pied : seulement la résistance des constructions bétonnées avait été calculée en supposant qu’on ne subirait pas des excès d’obus d’un calibre supérieur à 21 cm.


Les préparatifs de défense
L'arrivée des Allemands
Un déluge de projectiles
La reddition
La déportation
L'hommage royal
La reconnaissance de la nation

L'entre-deux guerres

Mai 1940