Village de Noville-les-Bois

Toponyme de la "nova villa" primitive, développée par les défrichements successifs ouverts sur "les bois",au cours des XIIe et XIIIe s.. Fut d'abord "Noville-les-Francs-Hommes", à la suite d'un exploit des habitants sous Jean 1er, comte de Namur qui les exempta de redevances. - Les Novillois. (1.051 hectares).
Centre administratif actuel de FERNELMONT - Altitude moyenne : 175 m.



CURIOSITES - MONUMENTS - SITES - VISITES
Eglise Saint-Etienne, sur sa jolie place centrale, construction anc. de l'abbaye de Salzinnes (grand cartouche d'une abbesse, avec devise et date de 1772, au dessus du portail mouluré). Flèche d'ardoises visible de loin, avec sa pointe piriforme. Vaste intérieur classique, avec ses piliers élancés, l'éclairage de ses oculi ovales et surtout son beau mobilier de chêne : autels, chaires, les huit panneaux sculptés du choeur (scènes bibliques), statues anciennes du XVIIIes.

 


 
Bâtisse de grès devenue logis d'une petite ferme au XIXe s. avec sa grange en large, de l'autre côté de la place.

 
A 250 m, au nord de l'église, à la rue de l'ancien vicinal Namur-Forville (trams), la ferme du Gros Maillet du début du XIXes dont le corps de logis s'ouvre directement à rue par une porte à traverse et linteau droit .
Vente de produits laitiers.

 


 


 
Sur un chemin voisin menant à la ferme d'Harzée (Cortil-Wodon) et qui se rappelle aussi, comme à l'église, de l'époque de Salzinnes, on voit un belle potale calcaire à la niche moulurée et datée de 1771 dans un cartouche (comparer avec le portail de l'église).

 
A l'ouest, à la limite de Cortil-Wodon, quadrilatère reconstruit au XIXe de la ferme des Comognes, avec son porche-colombier en brique et pierre bleue typique et son cartouche de briques à l'étage, sa frise dentelée et son pavillon d'ardoises. Le long corps du logis et des étables de la cour pavée intérieure date de 1621 (au linteau droit d'une porte d'étable).



 




 
Château de Fernelmont , “lieu planté de frêne", qui a donné son nom à la nouvelle entité de 1977.
Au fond d'une vaste basse-cour emmuraillée - portail cintré d'accès, long corps de logis de ferme, avec écurie, grange d'un seul jet et cantonné de deux grosses tours peu élevées - très rare DONJON-PORCHE trapu du XIIIes précédant le quadrilatère du château proprement dit bâti bien ultérieurement (à partir du XVIes), antique et véritable "maison-forte" de Godescalc de Noville, premier du nom de Fernelmont vers 1269 qui reçut des terres en friche pour y créer ce domaine, d'où le nom de village : masse calcaire cantonnée de deux demi-tourelles pleines aveugles, coiffée d'une haute toiture d'ardoises; jetée de pierre jadis pont-levis dont les restes de poulies de manoeuvre sont encore visibles dans le passage. Tour d'habitation - unique en Hesbaye - d'un vassal du comte de Namur qui doit se défendre du passage des pillards et troupes en guerre.
Salles d'étage, exemples uniques d'intérieurs du XIIIe s. : escalier intra-mural, cheminées, lavabos, latrines..., pavement médiéval authentique en petits carreaux vernissés...

Au CHATEAU lui-même, commencé par les Longchamps au XVIe et poursuivi par les Marbais, on retrouve le style traditionnel de l'époque : les nombreuses fenêtres typiques dans un quadrilatère de brique et pierre bleue avec soubassement en moellons baignant dans un étang alimenté par le Petit Houyoux. Tourelles en encorbellement. Passé le donjon d'entrée, petite cour intérieure ravissante pavée en étoile, devant une jolie galerie de colonnes toscanes. Intérieur vide de mobilier, mais restes de cheminées gothiques et de pavement sur chant. Monument classé depuis 1934,

 
Au centre du petit cimetière assez éloigné (Sart-d'Avril), tombe d'Isabelle Brunelle, épouse d'Harscamp, fondatrice de l'hospice de Namur, et dernière habitante du château de Fernelmont (1805).  


 
A quelques enjambées au nord-est du château (500 m dans les campagnes vers Pontillas), la ferme de Dompire (variation orthographique ancienne de Saint-Pierre), ancien fief et ferme tenue jadis par les d'Harscamp de Fernelmont : beau rez-de-chaussée d'étables, couvert de voussettes.

 
La ferme de la Tour Gobin, à même la route vers Franc-Waret (rue des Combattants), autre fief des Marbais de Fernelmont au XIVe et joliment aménagée par les d'Harscamp au XVIIIe : beau quadrilatère et cour pavée, agréable à voir de son porche-colombier près de la route et dans l'axe, sa grange en long typique et maintes fois rencontrée dans les fermes Hesbignonnes.

 


 
Aux limites sud de l'ancienne commune vaste forêt s'arrêtant à l'autoroute de Wallonie, première concession de Jean 1er, comte de Namur, aux Novillois et aux habitants de Cortil-Wodon (voir note de l'entête) pour leur bravoure : - le bois du Tronquoi (voir plan ci-dessous), 82 ha de propriété communale actuellement et le grand bois de Fernelmont (150 ha principalement peuplés de chênes, sur les 1.800 ha de la région, propriété du marquis d'Andigné de Franc-Waret) dont 17 ha expropriés en 1972 pour l'établissement de l'aire de stationnement de l'autoroute A 15 - E 42.



SART-D'AVRIL, au sud de Noville, gros hameau au nom à nouveau joliment évocateur des défrichement du Moyen Age.


Grande église néogothique Saint-Joseph, brique et pierre bleue de 1876, qui abrite un chemin de croix de l'époque d'un natif de l'endroit, Franz Damien
Rue Albert Ier, plaque en wallon sur la maison natale (1894) d'Ernest Montellier ( 1993) compositeur namurois de chansons wallonnes.


Promenades dans le bois du Tronquoi :