Château de Seron



Propriété privée.

L'une des branches du ruisseau (...), sort d'une vallée inculte mais riante et découverte du côté du Midi, où elle se trouve presque de plein pié avec une vaste et fertile campagne: un quart de lieuë plus haut, cette valée aboutit à un bocage sombre, où des Avenües bordées d'arbres de toute espèce, forment un couvert impénétrable aux raions du Soleil. Le ruisseau qui le traverse, y roule ses eaux sur un fond de gravier qui en relève la netteté.

C'est dans cet agréable lieu qu'est situé le Château de Seron, siège de la Seigneurie du village de même nom, et depuis quelques années de celui de Meffe, qui sont l'un et l'autre dépendans de Païs de Liege. C'est un vaste bâtiment environné d'un large fossé à fonds de cuve, qu'on traverse sur un pont-levis du côté de l'Orient pour entrer dans une belle basse-cour, où l'on trouve à droite un second pont-levis qui donne l'accès d'un gros dongeon flanqué de quatre tours, et renfermant une grande Cour quarrée que bordent divers appentis soutenus par des colonnes de pierre. Le jardin est au dehors, séparé de la première entrée seulement par l'avenue: il consiste en un grand potager rempli d'arbres fruit, et terminé par une allée de charmille (...).
Quelque brillant que soit l'état de ce lieu, il a été infiniment plus florissant; et l'on peut dire que ce qu'on en voit aujourd'hui, n'est qu'une faible partie de lui-même, qui a échapé aux ravages des guerres ausquels il est exposé par sa situation, au milieu d'un Païs qui a souvent été ennemi de celui de Liege.
Le château de Seron apartient à un Gentilhomme de l'ancienne famille de Hemricourt.”

Ainsi s'exprimait SAUMERY en 1744 (1).Comme on peut le voir sur le plan de 1779 (2), cette description ne correspond plus à la réalité. Certaines douves sont déjà comblées et un second pont a été construit entre le jardin et la cour du château. Les quatre tourelles flanquant le donjon ont disparu.
Le château actuel est le résultat de la rénovation faite par Richard I de Hemricourt, comme il l'écrit dans l'acte d'établissement du fidéïcommis (3), daté du 3 juin 1668:

“ avons avec grand fraix et travail rebasty ledit chasteau de Serron et mis le tout en bon état afin de dresser le fideicomis pour la splendeur de notre maison et famille ” (4).



Le château était donc ancien. C'est probablement de lui dont parle une charte datée du 31 octobre 1323: la ville de Tongres s'engage à verser au Prince Evêque trois mille livres, dont cinq cents seront données au vice-doyen “ por faire one novelle forterece a Meffe ” (5). Un château-fort existant avait probablement été détruit lors des guerres contre les brabançons. La position du ban de Meeffe, dont Seron faisait partie (6), l'exposait à toutes les exactions des armées ennemies, étant enclavé dans le comté de Namur (7).

L'actuel ensemble château et ferme, d'esprit liégeois, date de la première moitié du XVIIème siècle, probablement de 1633. A cette époque, il était entouré de douves et était uniquement accessible par la cour de la ferme. Ces douves furent petit à petit comblées, la dernière l'étant au milieu du XXème siècle.

Le château




Les propriétaires


La découverte des propriétaires anciens ne fut pas facile. De petite noblesse campagnarde, n'occupant aucune fonction élevée, peu de documents ne nous sont parvenus qui nous renseignent sur leurs activités. Nous avons donc suivi, principalement pour les premiers, les manuscrits de LEFORT, héraut d'armes de la Principauté de Liège, qui, avec son fils, dressa les généalogies des principales familles nobles de cet Etat.
Pour la période plus récente, c'est l'important Fonds Hemricourt, déposé aux Archives de l'Etat de Liège qui nous a servi principalement de fil conducteur.

I.Le premier seigneur de Seron dont on puisse faire mention est Ustasse de SERON.

II. Libert de SERON, écuyer, est cité comme étant son fils, à la même cour d'Aywières, dans le même acte de 1378.

III. Eustache de SERON, cité par LEFORT comme seigneur de Seron (11), était-il son fils ou son petit-fils ?

IV. Le 21 septembre 1469, Robert de SERON établit une rente “sur une maison, cour, cortil, jardin, tenure pour prinses et “assises si longue et si large quelle sextend gisante à Seron” (14).

V. Gilles de CERF, chevalier, est cité comme seigneur de Seron (16). Vivant encore en 1490, il avait épousé Isabeau de SEILLES.

VI. Leur fils leur succéda comme seigneur du lieu (14). Jean de CERF, dit l'aîné, chevalier, seigneur de Fontenoy, Beaulieu, mourut en 1557. Il avait épousé Josine de BERLO (+1578), fille de Jean, seigneur de Brus, Faux, Wagnée, Purnode et Busée, et de Jacqueline d'OULTREMONT.

VII.Deux enfants naquirent de cette union. Jean de CERF, dit le jeune, écuyer, fut seigneur de Fontenoy, Beaulieu et Seron. Il mourut sans héritier légitime en 1579.

VIII. La succession semble avoir été assez confuse. Sa soeur, Catherine de CERF, est qualifiée de dame de Seron (17).

IX. Jean de HEY et son épouse, cités plus haut, contestaient donc les droits que Jean de LONCHIN et son fils Henry pouvaient avoir sur Seron comme héritiers féodaux de Catherine de CERF.

X. Ce fut donc finalement Henry de LONCHIN, écuyer, l'unique fils de Jean et de Catherine de CERF qui devint seigneur de Seron. Il épousa en 1578, Apollone de GUDEGOVEN, fille de Guillaume et de Catherine d'ALSTEREN (24). Il meurt quatre ans après son père, en 1594.

XI. Malgré qu'il semble qu'Henry ait eu quatre enfants, ce fut cependant sa soeur, Josine dite Iodoca de LONCHIN qui prit possession des biens de Seron.

XII. Jean NOLLENS, leur fils, leur succéda.

XIII. C'est sa soeur, Marie NOLLENS, qui reprend la seigneurie.

XIV. Marie NOLLENS transmit la seigneurie de Seron à son fils Richard de HEMRICOURT ainsi que la seigneurie de Waleffes Saint Georges où Richard était né en 1601.

XV. Ce fut leur second fils, Richard II, né le 27 juin 1639, qui reçut l'ensemble du fidéïcommis, par donation de sa mère le 13 juin 1677 (36).

XVI. C'est son second fils, Claude de HEMRICOURT qui hérite de Seron.

XVII. Son frère Richard ne sera pas longtemps le possesseur de Seron. Il épouse Marie Jeanne, baronne de HAXHE et du SAINT EMPIRE, dame de Mozet, fille de Conrad et de Marie Hélène de MARCHE (33).
Richard cèdera la seigneurie du ban de Meeffe à son fils Conrad, le 18 mars 1730 (40).

XVIII. Je ne possède pas beaucoup de renseignements au sujet de Conrad. Il épouse en 1732, Marie Madeleine de CHARNEUX de MESSINCOURT. Devenu veuf, il se remarie avec Barbe Joséphine de SLUSE. Conrad mourut en 1762.

XIX. Claude Florent Alexandre, en hérite. Mais le 28 mai 1763, il y renonce en faveur de son frère Denis Barthold en échange de la seigneurie de Ramioul (41).
Il épousera Géraldine de HORION dont il se séparera le 25 octobre 1770.

XX. Ce frère, Denis Barthold, né en 1737, avait épousé le 11 février 1751, Albertine VAN ROSSOME, issue d'une famille hollandaise installée dans nos régions. Il s'en séparera le 2 décembre 1778.
Dernier seigneur du ban de Meeffe, il meurt le 14 mai 1793.

XXI. Quoique sa mère garda l'usufruit des propriétés, depuis la mort de Denis Barthold, c'était son fils ainé Barthold Denis qui en avait la nue-propriété, en héritant du fidéïcommis.

XXII. Lors du décès de ce dernier en 1812, ce fut son frère Walter Amour de HEMRICOURT qui recueillit l'héritage.

XXIII. Ce fut Dieudonné LIBIOULLE qui reprit le château et la ferme. I

XXIV. L'ainé, Félix Joseph LIBIOULLE, né à Seron le 16 janvier 1807, reprit le château. Il fut juge de paix à Dhuy (1838) puis à Eghezée (1843) (47). Comme son père, il s'intéressa à la politique. Il fut conseiller communal à Forville, conseiller provincial et président de la fabrique d'église de Forville.
Célibataire, il mourut le 26 août 1872.

XXV. Son frère cadet, Walther Auguste LIBIOULLE, fut le nouveau propriétaire du château. Après des études de droit à l'université libre de Bruxelles, il devint président du tribunal de Charleroi. Il habitait d'ailleurs de façon habituelle cette ville, au 27 de la rue de Montigny. Cette maison - que j'ai bien connue dans ma jeunesse pour m'y être rendu à plusieurs reprises - fut démolie lors de la construction du boulevard Tirou. Marié avec Marie HENRION, il laissa ses biens à ses deux enfants.

XXVI. Antoine Marie Dieudonné Félix Ghislain Armand LIBIOULLE était né à Charleroi en 1851. Avec sa soeur, célibataire comme lui, il habitait l'été à Forville et l'hiver à Charleroi, où il avait été élu sénateur sur les listes du parti socialiste. Quelle évolution ! Un chatelain socialiste ! Cela a dû faire du bruit dans les maisons de Forville !
Il fit faire des transformations au château dont il aménagea la cuisine et la cave à provisions (48).

XXVII. A son décès à Seron, le 7 octobre 1925, Laurence Anne Marie Angélique Gustavine Blanche LIBIOULLE, sa soeur, prit possession du domaine. Née à Charleroi le 16 juillet 1854, elle décéda à Seron le 24 avril 1941. Elle était la dernière héritière de Dieudonné, la fin de la dynastie LIBIOULLE.

XXVIII. Aux termes d'un testament dicté au notaire LABENNE de Gouy-lez-Piéton, le 20.4.1939, elle choisit comme héritier le notaire BUCHET de Courcelles. Mais elle ne lui laissa que la nue-propriété. Elle laissait l'usufruit à ses deux fidèles serviteurs, Charles et Isa DEHAUFFE, son cocher-chauffeur et sa cuisinière.

XXIX. Le notaire BUCHET et son épouse Suzanne TURLOT, vendirent la nue-propriété à Monsieur et Madame Jean Marie RIGO et Elisabeth BODSON, les fermiers de Seressia, le 5 novembre 1956, suivant acte du notaire DEBOUCHE de Meux.

XXX. Jean Marie RIGO ne garda pas longtemps cette nue- propriété. En effet, dès le 11 janvier 1957, par devant le même notaire, Isa DEHAUFFE, seule usufruitière encore en vie l'acheta. Charles DEHAUFFE, né à Forest (Hainaut) le 16 septembre 1873, était mort à Seron le 15 janvier 1952.
De cette manière, Isa DEHAUFFE, née à Montroeul-au-bois, le 14 janvier 1877, reprit la pleine possession du domaine de Seron.

XXXI. Par une décision prise en conseil communal le 12 mars 1957, la Commune de Forville décida d'acquérir le château pour la somme de 250.000 francs avec un terrain de 1 Ha 13 a 78 ca. L'acte fut signé le 5 avril 1957 devant le notaire DEBOUCHE à Meux. La commune décida d'y créer un centre de récréation.
Elle vend les deux serres (49) à Monsieur GADISSEUR-MAILLEN de H7&éron pour la somme de 4000 francs et un acacia pour 250 francs à Monsieur ROUSSEAU de Forville (50). Elle installe une salle de fête et un "cabaret", et à cet effet achète 37 chaises (51). Par après, elle réserve une salle afin d'y accueillir la bibliothèque provinciale itinérante et confie la responsabilité de celle-ci à Monsieur Gaston AIDANT de Serressia (52). Elle y autorise également des cours de gymnastique dans la place dite "du cabaret" et, pour ce faire, permet le placement d'engins (53).
Après avoir eu le projet d'aménager les pièces en procédant à des ouvertures de baies dans le salon (54), elle y renonce, et devant le poids financier que représente ce bâtiment, décide de le vendre (55).

XXXII. Monsieur Paul WAHL, directeur financier des Raffineries Tirlemontoises, docteur en sciences, né à Anvers le 28.4.1906 et son épouse, Marie Louise BECQUEVORT, achètent le château pour la somme de 550.000 francs, le 12.7,1963,


XXXIII. Ces biens, il les donnera à ses enfants en avancement d'hoirie et avec plus grande propriété aux termes d'un acte dressé le 13 octobre 1975 par le notaire Jacque SPRINGER de Tirlemont.

Ces enfants au nombre de cinq garderont le bien en indivis. Il s'agit de :

1) Françoise J.B.E. WAHL,née en 1943, licenciée en sciences chimiques, épouse d'Hubert GIARD.
2) Philippe R.M. WAHL, né en 1944, ingénieur architecte, époux de Marie France LAMBERT.
3) Martine J.L.R.M. WAHL, née en 1946, docteur en droit, épouse de André Pierre LANTIN.
4) Jenny M.T.R. WAHL, née en 1949, licenciée en histoire de l'art et archéologie, veuve de Jean Michel HUYBRECHTS.
5) Anne Marie L.T.M. WAHL, née en 1953, épouse du baron Vincent BONNAERT.

Ils garderont le château trois ans.

XXXIV. Le 20 novembre 1978, par devant le notaire Michel KESTELOOT de Namur, Monsieur Paul Charles André HEGER, écuyer, avocat, juge de paix suppléant, né à Vedrin et Madame Bernadette J.M.G.G. CANIVET, avocat, juge suppléant près le Tribunal de Première Instance de Namur, acquièrent le château et quelques terres situées entre le château et la rue de Branchon, la ferme restant la propriété des enfants WAHL. Monsieur Paul HEGER est un des fils de Charles HEGER, ancien ministre de l'Agriculture, qui fut créé baron par S.M. le Roi BAUDOUIN.
Ce sont les propriétaires actuels. Ils ont rénové le château en y faisant des investissements importants. Espérons que cette ancienne bâtisse conserve son âme et que ce qui fut longtemps, avec l'église, le centre du village continue à rayonner sur celui-ci.

Serge CHASSEUR


GLOSSAIRE.
Alleu.- Terre de pleine propriété, affranchie de toute redevance, mais soumise à la justice du prince.
Fief.- Domaine concédé à titre de tenure par le seigneur à son vassal, à charge de certains services et redevances.
Relief.- Droit payé par les vassaux à leur suzerain lorsqu'ils prenaient possession de leur fief.
Fideïcommis.- Disposition testamentaire par laquelle une personne dispose d'un bien à des conditions prescrites.
Maire.- Président de la cour de justice.
Echevin.- Adjoint du maire.
Bourgmestre.- Sous l'ancien régime, représentant des manants, chargé de rassembler la dîme.
Verge grande.- A Liège: 4 ares 3589
A Namur: 4 ares 7288
Verge petite.- 1/20ème de grande verge.
Bonnier.- 20 verges grandes, soit à Liége, 87 ares 18, à Namur 94 ares 57. Charrue.- ce que l'on pouvait cultiver avec un seul soc, soit environ trente bonniers.

NOTES. (1) SAUMERY, Les délices du Pays de Liege, 1744, t.IV 1ère
partie, pp 336 et 337. (2) Archives de l'Etat Liège (A.E.L.), Fonds Hemricourt
(F.H.), nº 614, p. 37. (3) Voir plus loin dans le texte pour l'explication du
fidéïcommis. (4) A.E.L., F.H., nº 1o, pp. 41 et 41vo. (5) Ed. PONCELET, Cartulaire de l'église saint Lambert de
Liège, p. 258, Bruxelles, 1913. (6) Dans beaucoup de textes anciens, lorsqu'on cite MEEFFE,
il peut aussi bien s'agir de Seron, de Seressia ou de
Forville. En effet toutes ces localités faisaient partie
du ban de Meeffe dans la principauté de Liège. (7) A cette époque, Wasseiges, Ambresin, Hanneche, Bierwart,
etc..., faisaient partie du comté de Namur. (8) ROLAND et GUILMIN, Les communes namuroises- Hemptinne,
Ed. Servais, Namur, 1917. (9) Ed. PONCELET, op. cit., p. 553. (10) Yans Maurice, La ferme de Tiribu à Forville, Musée
Curtius, 1970, p. 11. (11) A. MULLENDERS, Manuscrits Lefort, Ed. Scripta, Liège,
1983, vol XVIII, p. 67 et suiv. (12) idem, vol. IX, p. 340 - vol. X, p. 35 - vol. XIV p. 271 -
vol. XVII p. 238. (13) idem, vol. VIII p.192. (14) A.E.L., F.H., nº 666. (15) Pour un peu plus ce compréhension, la descendance
abrégée de Louis de JUPPLEU: (16) A. MULLENDERS, op. cit., vol. IV p. 332. (17) idem, vol.VI p.216. (18) idem, vol. XI p.272 (19) Stan. BORMANS, Les fiefs du comté de Namur, Namur, 1875,
XVIème siècle, p.556. (20) idem, vol.XVII p.204 . (21) idem, vol.XI p.270. (22) A.E.L., F.H., nº 661. (23) Stan. BORMANS, op.cit., p. 563. (24) A. MULLENDERS, op. cit., vol. XI p.270. (25) A.E.L., F.H., nº 668. (26) Stan. BORMANS, op.cit., p. 555. (27) St. BORMANS, Chambre des finances des Princes Evêques de
Liège, dans Bulletin de l'Institut Archéologique de
Liège, tome VII, 1861, p.50. (28) Jean LEJEUNE, Le siècle de Louis XIV au pays de Liège,
catalogue de l'exposition, Liège, 1975, p. XLV. (29) M.J. TITS-DIEUAIDE, Inventaire des archives de la famille
Hemricourt, A.G.R., Bruxelles, 1967, p. V, note 14. (30) A. MULLENDERS, op. cit., vol. VIII p. 364. (31) A.E.L., F.H., nº 532. (32) Le maire était le président de la cour de justice. Il
était assisté par des échevins.
Le bourgmestre était le représentant de la communauté et
était aidé par des régents. (33) A. MULLENDERS, op. cit., vol. IX p. @( et suiv. (34) A.E.L., F.H., nº 520. (35) A.E.L., F.H., nº 124 et 154. (36) A.E.L., F.H., nº 603. (37) A.E.L., F.H., nº 860. (38) A.E.L., F.H., nº 604. (39) Maurice YANS, op.cit., p. 22. (40) A.E.L., F.H., nº 97. (41) A.E.L., F.H., nº 520. (42) A.E.L., F.H., nº 670. (43) Le plaid est un rassemblement de tous les chefs de
famille dépendant d'une cour de justice. (44) A.E.L., F.H., nº 880. (45) A.E.L., F.H., nº 470. (46) A.E.L., F.H., nº 173. (47) A.E.L., F.H., nº 288. (48) A.E.L., F.H., nº 671. (49) Délibérations du Conseil Communal de Forville du 30.7
1957. (50) idem du 5.5.1959. (51) idem du 28.5.1958. (52) idem du 13.7.1959. (53) idem du 4.12.1961. (54) idem du 28.3.1960. (55) idem du 5.2.1964.