Cortil-Wodon : Ferme d'Hambraine


Avec la collaboration de HISTOIRE et histoires Cortil-Hambraine-Wodon



1. Architecture (cfr. “ Patrimoine monumental de la Belgique ”, op. cit., p. 129).

Au nord-est du château, ferme en quadrilatère de brique et pierre bleue dont le logis est flanqué à l’angle sud d’une tour carrée traditionnelle, datée de 1848 par ancres et répondant à celles du château. Au sud-ouest, étables dont le mur côté château, est décoré d’arcades.

Au nord-est, ample grange en long avec deux portails en plein cintre marqués respectivement : “ Lan ” et “ 1714 ”. Colonnes de briques portant la charpente. Pignons à épis réunis par une bâtière d’éternit à croupettes.

Les colonnes de briquesLa grange en longLa tour carrée

2. Histoire.

Citée en 1265. Le 3 juillet 1556, Josselette, Gertrud et Marg., filles d’Arnould de Longchamps, dit de Fernelmont, et Gertrude Paheau, héritent conjointement de la maison de Hambraine de leur grand-père, Guy.

Herman de Woelmont, mari de Josselette de Longchamps, acquière la ferme des mains de Jeh. de Ponty le 6 mai 1567. Au décès de sa belle-soeur, Marguerite, l’entièreté de la seigneurie d’Hambraine passe alors entre ses mains.

Le 24 juin 1637, Jacques de Woelmont, fils d’Herman, hérite de la seigneurie et du domaine d’Hambraine, avec la cour de justice, les droits de chasse, de pêche, de mortemain, de taille... et de l’église paroissiale. La ferme a été totalement incendiée en 1636.

Après son décès, trois de ses fils se partagent ses biens et Hambraine est dévolu à Charles-Alexandre le 19 juillet 1651.

Le fils de ce dernier, qui s’appelle également Charles-Alexandre, en hérite à son tour le 29 octobre 1701.

Célibataire et sans descendant direct, il a institué Nicolas-Ignace comme son héritier universel, ce qui met le domaine d’Hambraine en possession de son neveu, en date du 4 décembre 1733.

Angélique-Thérèse comtesse d’Argenteau, veuve de Nicolas-Ignace de Woelmont, en obtient l’usufruit le 5 mai 1791. Comme son mari a désigné Nicolas-Constant, fils de son frère Philippe, seigneur de Frocourt, comme légataire universel, le domaine revient à Augustin de Woelmont. Celui-ci entreprend de grands travaux dans le village et autour des bâtiments. Il sera aussi maire pendant dix ans (1820-1830).

En 1856, sa succession octroie à son fils aîné, Ferdinand-Philippe, un domaine considérablement agrandi. Ce dernier sera également bourgmestre (1843-1875), puis sénateur (1859-1875).

Edouard, un autre de ses fils, est entré dans les ordres, puis est devenu aumônier des Zouaves pontificaux et enfin, Camérier du Pape Pie IX.

Ferdinand-Philippe de Woelmont, étant mort sans enfant, les propriétés d’Hambraine aboutit en 1878 par succession au comte Charles de Villers dont les deux fils Henri et Théodore gèrent conjointement le domaine.

Au partage des biens du comte Charles, elles aboutissent en 1887 au comte Charles de Liedekerke de Pailhe, qui les donnent en partage à ses deux fils Albert et Florimond en 1901.

Chêne remarquable

3. Commentaire.

Pendant plusieurs siècles, le propriétaire du château fut aussi celui de la ferme contiguë.

Depuis 1983, cette exploitation a perdu en partie sa vocation agricole, pour être transformée en maison de repos et depuis 1998, en chambres d'hôtes et ateliers de ressourcement.