Cortil-Wodon : Ferme de Thyroul

Avec la collaboration de HISTOIRE et histoires Cortil-Hambraine-Wodon
1. Architecture (cfr. “ Patrimoine monumental de la Belgique ”, op. cit., p. 131).

Rue de Thyroul. N° 68.

Ensemble semi-clôturé en brique et pierre bleue chaulées, rebâti au XVIIIe siècle, probablement au 2e tiers, mais transformé aux XIXe et XXe siècles.

À droite de l’entrée, corps de logis à deux niveaux, jadis tout en moellons, en grande partie refait en brique au XIXe siècle. Du XVIIIe siècle subsistent à l’arrière trois fenêtres à traverse au rez-de-chaussée et vers la cour, une partie de la porte.

À gauche, étables contemporaines et transformées, sous bâtière de tuiles mécaniques, bordée d’une frise dentelée sur denticules . Extrémité gauche du XXe siècle.

En face, petite grange en large à portails courbes en harpes. Superstructure et autres percements postérieurs. À gauche, étables du XVIIIe siècle, remaniées. Derrière la grange, nouveau hangar.

Autres dépendances du XIXe - XXe.

2. Histoire.

Première mention du lieu en 1265. Il est acquis qu’en 1442 déjà, la cense de Thilleroule appartient au couvent des Pères Croisiers de Namur.

D’après le registre des dîmes de l’église de Noville-les-Bois, en 1601, elle compte 35 bonniers de terres et appartient au seigneur de Hambraine, Herman de Woelmont.

Le 24 juin 1637, Jacques de Woelmont, fils d’Herman, hérite de la seigneurie et du domaine de Thyroul, avec les droits de chasse, de pêche, de mortemain, de taille... et de l’église paroissiale.

Le 3 octobre 1676, le testament de Guillaume de Hemricourt attribue à sa fille, Jean.-Thérèse, la cense de Tiroulle, sans que l’on spécifie comment elle est entrée dans le patrimoine du testateur.

Le 10 mai 1688, Jeanne-Thérèse de Hemricourt lègue cette cense à Jean-Gérard Lambillon.

Revenue par succession indirecte dans les mains de Charles-Alexandre de Woelmont, celui-ci la cède le 22 septembre 1732 à Nicolas-Ignace, probablement comme cadeau de mariage.

En 1798, elle passe à Charles de Woelmont, qui la transmettra à son tour à Augustin de Woelmont, avant 1835.

Elle aboutit ensuite successivement à Philippe, par testament en 1856, à Edouard, par succession en 1871, et Ferdinand, en 1871, également par succession.

Ferdinand-Philippe de Woelmont meurt sans enfant. Dès lors, ses diverses propriétés aboutissent en 1878 par succession au comte Charles de Villers.

En 1887, le partage de ses avoirs après son décès attribue cette ferme à l’un des héritiers de sa femme, le comte Charles de Liedekerke de Pailhe. Celui-ci les répartira entre ses deux fils Albert et Florimond en 1901.