Cortil-Wodon : Ferme du Moulin



Avec la collaboration de HISTOIRE et histoires Cortil-Hambraine-Wodon

1. Architecture (cfr. “ Patrimoine monumental de la Belgique ”, op. cit., p. 129).

Rue de Forville. N° 134.

Près du ruisseau de Noville-les-Bois, long volume en brique chaulée et pierre bleue, sur base de moellons goudronnés, couvert d’une bâtière d’éternit à croupettes et coyau. Construction du 1er tiers du XVIIIe siècle, qui abrite de gauche à droite des étables, le logis et jadis un moulin.

Étables avec deux portes courbes, à cintre formé de trois claveaux à l’extrados droit. Logis à double corps et un niveau sur caves, percé au début du XIXe siècle d’une porte échancrée à traverse droite, entre deux fenêtres à linteau droit. Du moulin ne subsistent que le mur nord en grand appareil de calcaire et la trace du bief. Intérieur transformé en hangar au XXe siècle, où se lit la date de 1724 sur une poutre de remploi, servant de linteau à une fenêtre postérieure.


2. Histoire.

L’examen attentif de la carte du comte de Ferraris datant de 1780, permet de situer la ferme de Basse Nivocourt, qui a également appartenu aux Pères Croisiers de Namur, à l’endroit actuel de celle du moulin.

Elle fut peut-être appelée ainsi, car elle était située en contrebas de celle occupant le sommet d’une petite colline proche, baptisée quant à elle, Haute Nivocourt.

La présence d’un moulin à vent également dénommé Nivocourt (moulin banal dont on sait qu’il fut acquis par Léonard de Tassis le 25 avril 1576), sur la hauteur vers le sud à l’arrière de Basse Nivocourt, semblerait accréditer cette même constatation.

Le 24 juin 1637, Jacques de Woelmont, fils d’Herman, hérite notamment des deux Nivocourt, avec moulin, cour de justice, droits de chasse, de pêche, de mortemain, de taille...

Elle reste dans la famille de Woelmont, jusqu’en 1835 époque où elle appartient à Augustin. Sa succession la laisse d’abord à Ferdinand, en 1856, puis au partage des biens de ce dernier, elle revient à Augustin en 1868.

En 1886, un autre partage la met aux mains du comte Charles de Villers, puis l’année suivante, dans celles des héritiers de sa femme.

En 1901, le comte Charles de Liedekerke de Pailhe en fait donc donation en partage à ses deux fils Albert et Florimond. Ils la conserveront jusqu’en 1927, au moins.

3. Commentaires.

Les seules traces subsistant de l’ancien moulin qui jouxtait le bâtiment principal, sont deux murs de retenue de la réserve d’eau destinée à alimenter la roue, encore visibles au nord-ouest.